Du 4 au 10 mai 2015, La Cîmenterie accueille

Résidence de Carlos Gallegos

Solo-solo-solo

Projet de danse-théâtre (sans parole)


Faut-il se détacher du passé pour aller vers le futur ou le passé est-il un terrain vers lequel il faut toujours reculer afin d’avancer ?

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Dans toutes les traditions nommées ci-dessus, il y a un appel au passé. Tous ont besoin de revisiter le passé pour différentes raisons et tous montrent un respect profond pour leurs ancêtres. Ils vont tous vers l’arrière.
Mais, ce n’est pas pour rien que Nietzsche disait : « Souviens-toi d’oublier », car le risque de cette visite permanente est de rester coincé dans un temps-espace inexistant. A force d’aller vers l’arrière on peut devenir incapable d’aller vers l’avant.

Un paysan nostalgique habite seul dans la montagne. La mort subite de son père l’a rendu incapable de retrouver une raison de vivre ; en effet son père était pour lui un maître, un guide et un héros. Il travaille peu (juste assez pour vivre) et trouve son unique satisfaction au mois de novembre quand, à manière d’un rituel, il exhume son père pendant une journée pour revivre avec lui « le bon temps ».
Mais un jour, il décide de ne pas l’enterrer et de rester avec le cadavre chez lui pour toujours. Petit à petit, il comprend que le cadavre n’est pas capable de réaliser les mêmes prouesses que son père, qu’il ne peut le rendre heureux comme avant et le guider. Il se retrouve plus seul qu’avant et décide de quitter sa maison, sa solitude et d’aller vers les autres après avoir « tué » le cadavre de son père.

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